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FUSION AGIRC et ARRCO ATTENTION DANGER!!!

Publié le par LA CGT ENDEL

" Négociations AGIRC et ARRCO"


Un premier pas vers la suppression du régime de retraite complémentaire des cadres ?

L’enjeu est de taille. Les régimes de retraite    AGIRC et ARRCO versent aux cadres et assimilés, ingénieurs, techniciens, ou agents de maîtrise, en moyenne 60 % de leur retraite totale, dont 40 % pour le seul régime AGIRC, spécifique à l’encadrement, 20 % pour l’ARRCO, le régime complémentaire de l’ensemble des salariés du privé, le tout venant en complément des 40 % versés par la Sécurité sociale.

En effet, depuis sa création, le régime de base de Sécurité sociale ne permet d’acquérir de droits à retraite que sur la partie du salaire inférieure ou égale au plafond de la Sécurité sociale.


L ’AGIRC a donc été créée en 1947 pour permettre aux cadres et assimilés d’acquérir en répartition la totalité de leurs droits à retraite, y compris sur la partie de leur salaire supérieure au plafond de la Sécurité sociale.

 L’enjeu était donc de ne plus laisser aucune place aux dispositifs par capitalisation qui préexistaient à la création de la Sécurité sociale, alors même qu’un Comité de défense des cadres avec la CFTC et la     CGC revendiquaient le maintien de ces régimes privés d’épargne et par conséquent s’opposaient à l’assujettissement obligatoire des cadres à la Sécurité sociale.

On comprend dès lors pourquoi la création de la Convention collective nationale de retraites et de prévoyance des cadres du 14 mars 1947, revendiquée, portée et théorisée dès mars 1946 (1) par la CGT, a exclusivement reposé sur la détermination de ses représentants (en particulier nos camarades André jean et Pascré, tous deux dirigeants de la Fédération nationale des Industries chimiques) et sur celle du ministre du Travail et de la Sécurité sociale de l’époque, Ambroise Croizat.

La suppression de l’AGIRC : la stratégie du Medef et de la CGPME pour un développement généralisé à l’ensemble du salariat de la capitalisation.


Véritable contresens historique, la suppression du régime AGIRC obligerait ipso facto les 4 millions de salariés qui y sont affiliés à se tourner vers l’épargne retraite pour tenter, malgré les retournements des marchés financiers, de compléter la retraite versée par la Sécurité sociale.

 Banquiers, assureurs et autres promoteurs de la capitalisation sont d’ores et déjà sur la brèche pour se disputer la plus grosse part de ce futur marché, à l’instar de Guillaume Sarkozy (oui, oui, le frère de l’autre...) qui à la tête du groupe Malakoff-Médéric se propose de créer avec la CNP (filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation) une société joint-venture pour développer et promouvoir... l’épargne retraite « d’utilité sociale » !

 Bel effet d’affichage avec pour argument de vente la présence de la CFE-CGC, de la CFDT, de la CFTC et de FO au conseil d’administration de MMER (Malakoff-Médéric Epargne Retraite),

Chargé de faire le travail...

En d’autres termes, l’intégration conduirait inéluctablement au fil du temps les non cadres à financer à leur insu et à leurs dépens une partie croissante de la retraite versée aux cadres.

Quatre millions de salariés, mais pas seulement... Le Medef, la CGPME et la CFDT préconisent en effet de supprimer l’AGIRC en l’intégrant dans l’ARRCO.

C’est bien l’ensemble des salariés du privé, cadres et non-cadres, qui en supporteraient les conséquences.
En effet,    l’AGIRC    est    aujourd’hui, de par le refus obstiné du patronat d’augmenter les cotisations, largement déficitaire.

Le régime est cependant dans l’obligation légale d’honorer les droits acquis par les salariés en contrepartie du verse- ment de leurs cotisations, donc dans l’obligation de payer les retraites.

 L’intégration de l’AGIRC dans l’ARRCO entraînerait immanquablement le siphonage des réserves de l’ARRCO tout en précipitant la survenue de son propre déficit.

 En d’autres termes, l’intégration conduirait inéluctablement au fil du temps les non cadres à financer à leur insu et à leurs dépens une partie croissante de la retraite versée aux cadres. Il s’agit en effet pour le Medef, la CGPME et l’UPA, d’équilibrer les finances du nouvel ensemble ainsi constitué, sans lui apporter de nouvelles ressources.

Le nouveau régime fonctionnerait toujours par points mais, cette fois « à cotisations définies » : le taux de cotisation étant alors fixé à titre définitif au taux actuel, le régime fusionné ajusterait en permanence et automatiquement au fil des ans les droits à pension, ceux en cours d’acquisition comme ceux déjà liquidés, au montant des ressources procurées par les dites cotisations.

On épouserait alors la logique des « comptes notionnels suédois » dont la loi Sarkozy impose la mise en débat en 2013 et dont la CFDT, avec ses deux économistes conseils, Thomas Piketty et Antoine Bozio, revendique également la mise en place.

La suite est sans appel : dans un système financé à ressources constantes, tout accroissement du chômage, du nombre de retraités où de leur espérance de vie se traduit par une baisse des droits à retraite.

Dès 2010, les retraités suédois ont ainsi vu baisser leurs pensions de 3 %    et une nouvelle baisse de près de 8% est d’ores et déjà anticipé pour 2011 !!       

A terme, c’est donc bien l’ensemble des salariés qui seraient contraints d’épargner pour essayer de se prémunir contre le dépérissement ainsi programmé de leur retraite par répartition.

L’avez- vous remarqué ? Avec ce tour de passe-passe, ces escamoteurs sans scrupule ont au passage escamoté... le « statut cadre » !

En effet, les salariés sont obligatoirement affiliés à l’AGIRC    en fonction de leur qualification et/ou des responsabilités exercées, ce qui évidemment, par le fait même, constitue la reconnaissance du statut cadre.

Grâce à la GMP (Garantie Minimale de Points) ceux dont le salaire est inférieur au plafond de la Sécurité sociale peuvent malgré cela acquérir des droits à retraite dans le régime.

L’existence même de l’AGIRC est donc un obstacle à la politique du Medef d’évaluation du salariat sur sa seule rentabilité.

Sa suppression dispensera le Medef de toute reconnaissance et rémunération de la qualification et des responsabilités exercées, avec à la clef un tassement conséquent des grilles conventionnelles de salaire. Après avoir mené en 1947 la bataille pour la création de l’AGIRC la CGT et singulièrement son UGICT va devoir mener la bataille pour le maintien et l’autofinancement du régime AGIRC, dans l’intérêt des cadres... Et des non-cadres.

 

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(1) Note de mars 1946, in dossier « Travaux préparatoires de la Convention collective nationale de retraites et de prévoyance des cadres », GIE AGIRC-ARRCO.

Publié dans RETRAITE

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REVENDICATIONS CGT POUR LA NAO 2011

Publié le par LA CGT ENDEL

Objet : NAO 2011

            

Monsieur,

  Dans un contexte économique et social, qui fragilise la santé financière d’Endel, mauvaise affaire type GB2, les affaires gaz, PCH et la crise industrielle inquiétante pour nos métiers qui règnent en France.

Le personnel Endel ne doit pas faire encore les frais de cette mauvaise gestion et sur les stratégies de l’entreprise essentiellement focalisées sur des objectifs de rentabilité et de profitabilité financières au détriment d’une valorisation du travail et de l’écoute des Ouvriers, des ETAM, Ingénieurs et Cadres.

Les mesures comme les départs volontaires en 2009 et 2010 avec l’accord de juin 2009, les plans d’accompagnements sociaux (P.A.S) de Fos sur Mer, Strasbourg, le Creusot ou conventionnels se succèdent, ils s’opèrent dans l’urgence la plus total et sans souci de transmission du savoir.  

L’année 2011 doit être l’année du renouveau pour Endel, avec le projet d’organisation   territorial que vous comptez mettre en place.

Pour motiver les salariés de l’entreprise plusieurs éléments sont incontournables :  

Ø Une réelle reconnaissance de leur rôle dans l’entreprise par des politiques salariales gratifiantes.

Ø Une liberté d’expression que la CGT revendique, toutes catégories confondues, sur tous les aspects de la vie de l’entreprise, de l’organisation du travail jusqu’au droit de critique et de proposition sur les stratégies de l’entreprise.

      C’est dans ce contexte difficile pour tous  et pour ces raisons que nous  revendiquons une NAO 2011 valorisante et gratifiante pour les salariés de l’entreprise.

Ø  Politique salariale 2011 pour les Ouvriers(e), Employés (es), Techniciens (nes), Agents de Maîtrise, Ingénieurs et  Cadres :

Ø  Pour les Ouvriers (e) :

·       Augmentation générale des salaires de 3,5 % avec un talon minimum de 50 €

·           Augmentation individuelle 2 %. Somme à partager dans le même collège.

Ø Pour les ETAM au coefficient inférieur à 335:

·           Augmentation générale des salaires de 3,5 % avec un talon à minimum à 50

·         Augmentation individuelle 2 %. Somme à partager dans le même collège.   

Ø Cadres et Agents de Maîtrise assimilés cadres au coefficient supérieur à 335 niveaux V2 et V3 :

·           Augmentation Générale de 2 %. Ou à minima de l’augmentation du coup de la vie.

·           Augmentations individuelles 2%. Somme à partager dans le même collège.

Ø Salaire de base

·           Après l’application des augmentations générales, aucun salaire de base ne devra être  inférieur à 1600 € pour un temps plein.          

Ø IK des déplacements chantier/hébergement en GD 

·         Il est anormal que lors des arrêts ou grands chantiers en grands déplacements, les salariés soient pénalisés sur leurs déplacements pour se déplacer du lieu de travail au lieu d’ébergement, nous demandons l’instauration d’un déplacement chantier / hébergement en grands déplacements avec une somme forfaitaire de 8 € net par jour travaillé et indexé sur la valeur du MG tout les ans.

Ø Indemnités de grands déplacements :

·         Suppression des tranches kilométriques au dessus de 200 Km et instauration d’un tarif unique à 85 € des grands déplacements.

Ø 13e mois Endel :

·       La CGT revendique le respect de la parole donnée par la Direction générale, lors de la fusion de reconstruire le 13e mois.

·           Nous proposons de porter à 60 % le ½ treizième mois complet, avec effet au 1er janvier 2011.

Ø Prime Annuelle Complémentaire PAC :

·           Sur votre proposition d’augmenter la PAC lors de la fusion, nous vous demandons de respecter votre parole et de porter la PAC du mois de décembre 2010 à 350 €.

Ø Prime d’ancienneté :

·         Porter la prime d’ancienneté de 15 ans à 18 ans.

Ø Prime de Vacances :

·         Revalorisation de la prime de vacances à 350 €.

Ø Prime de départ à la retraite et prime de médaille du travail :

·           Revalorisation des primes de retraite et de médaille du travail à hauteur de 10%.

Ø Augmentation du pourcentage de cotisation  patronal sur la mutuelle.

Suite au racket de l’état sur les mutuelles (Augmentation de la CMU à 5,9%, taxe H1N1, Taxe sur les conventions d’assurance de 3,5%,) nous demandons que la part des cotisations patronal passe à 52 %. (Salariés Endel 48%/ Employeur 52%)

La CGT a été le seul signataire de la NAO 2010, comprenant parfaitement les difficultés financières de l’entreprise, nos demandes pour l’année 2011, ne sont pas une surenchère mais le résultat de plusieurs années de privations et de NAO négative chez ENDEL.

            Dans l‘attente de vos réponses, veuillez  Monsieur, recevoir mes respectueuses salutations.

                                             

                                                                               Yves SAMPIETRO

 

 

                                                                                 DSC CGT

Publié dans ACCORDS ENDEL GDF SUEZ

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2e TOUR DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES ENDEL

Publié le par LA CGT ENDEL

ELECTIONS ENDEL 2010 2e TOUR.

La CGT a présenté des listes de candidats lors du 2e tour des élections professionnelles ENDEL.

les résultats dans l’attente d’avoir les Cerfa sont les suivants :

Comité d’Etablissement Ile de France : La CGT 3 Titulaires 1er Collège, 3 Suppléants 1er Collège.

Comité d’Etablissement Sud Est : La CGT 3 Titulaires 1er Collège, 2 Suppléants 1er Collège.

Comité d’Etablissement Centre Ouest : 2 titulaires 1er Collège, 1 Suppléant 1e Collège et 1 Suppléant 2e Collège.

Comité d’Etablissement Nucléaire : 1 Titulaire Collège Cadre, 1 Suppléant Collège Cadre.

Nous reviendrons dans un prochain article sur tous les résultats de cette élection professionnelle aussi bien sur les CE que les DP.

Nous renouvelons nos remerciements à l’ensemble du personnel, qui a su conforter la  CGT comme 1ere Organisation Syndicale de l’entreprise Endel.

Maintenant la NAO 2010/2011 a commencé le 7 décembre et se poursuivra le 5 et 25 janvier 2011, vos revendications ont été remises à la Direction lors de cette 1ere réunion.

Nous aurons besoin de votre soutien lors des prochaines réunions de la NAO.

Faites remonter à vos DS et Elus CGT votre attente pour cette NAO 2011.

Pour Info : Le CCE se réunira le 13, 14 et 15 décembre pour affiner son avis sur les Unités Territoriales que la Direction Endel veut mettre en place pour janvier 2011.

Cette réorganisation d’Endel est aux yeux de nos cher(es) dirigeants, le seul chemin pour que notre entreprise retrouve le chemin de la croissance.

La CGT sera très attentive à toutes ces manœuvres, qui comme nous le savons par expérience est préjudiciable aux salariés en terme d’emploi.

Nous reviendrons vers vous pour d’autres infos.

C’est avec un peu d’avance que l’ensemble des Elus CGT vous souhaitent de très bonnes fêtes de fin d’année avec votre famille et vos amis.

 

Publié dans ACCORDS ENDEL GDF SUEZ

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