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INFORMATION DE LA CGT
SUR L’ ACCORD FOURRE TOUT… |
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Le 18 juin 2009 |
Tout d'abord nous tenons à faire un petit rappel historique, par rapport au courrier que la Direction a adressé à chaque salarié avec les bulletins de salaire du mois de mai.
Depuis des années la CGT s'est insurgée du traitement réservé aux salariés en maladie, les
camarades du Nord ayant saisi en 2004 la Direction du problème de calcul de l'assiette de remboursement des IJSS, cette dernière faisait droit à leurs revendications légitimes du
remboursement de ses IJSS en prenant en compte les heures supplémentaires.
Mais la Direction s'est abstenue d'étendre à tous les salariés d'ENDEL les remboursements IJSS sur cette assiette de calcul, elle ne l'applique que pour
l'Etablissement NORD...
La CGT saisie par plusieurs salariés, demande dès 2006 à la Direction d'appliquer dans un souci d'équité ce calcul.
Le principe : La Sécurité Sociale prend les 3 derniers mois d'activités brut avec les heures supplémentaires, les primes de poste, de quart etc. etc. tout ce qui est chargé sur votre bulletin à l'exception des primes exceptionnelles, là, elle divise par 90 jours et par 2 cela vous donne votre indemnité journalière (IJSS) (- la CSG RDS) (à déclarer avec vos impôt)
ENDEL dans sa grande bonté prend le salaire de base, plus l'ancienneté sur 3 mois, le divise par 90 Jrs et par 2, obtenant une base de remboursement inférieur à la Sécurité Sociale. (- la CSG RDS 2e fois mais c’est normal)
ENDEL ayant la subrogation depuis 2003, elle obtient les remboursements de vos IJSS par l'organisme payeur et vous reverse conventionnellement le montant qu’elle a calculé. La différence qui reste entre les deux sommes ne vous est pas remboursée… mais IMPOSABLE alors que vous ne l’avez pas perçu !!!
LE SALARIE ETANT PENALISE DE CE FAIT UNE 2e FOIS UNE PREMIERE FOIS PAR LA MALADIE, UNE DEUXIEME FOIS PAR SON SALAIRE…
OÙ SONT LA JUSTICE ET LA LOGIQUE D'UNIFORMISATION DEPUIS LA CREATION D'ENDEL.
La CGT avant de traiter les problèmes par la voie judiciaire a toujours préconisé la concertation et la négociation avec la Direction. Malgré nos interpellations diverses en CCE, en commission paye, commission Mutuelle et Prévoyance et vos élus CGT et devant le refus de cette dernière, nous avons porté l'affaire en justice en 2008.
Maintenant où en sommes nous:
Lors de la dernière négociation du 10 juin 2009, des avancées significatives ont été faites, devant le refus de la CGT de se désister de l'instance, la Direction a décidé de mettre à la signature après avis du CCE l'accord " fourre tout " sur le chômage partiel avec les avancées suivantes.
* Ne plus soumettre à l'accord le désistement en Justice de la CGT et du CCE.*
* La rétroactivité de 5 ans sur les remboursements maladies, sans que le salarié en face la demande (sous 3 mois après la signature) à l'exception de toutes les primes exceptionnelles.
* La rétroactivité sur 2 ans sur le 1/10e de congés payés (tout ce qui est chargeable même le déplacement chargé…) à l'exception de toutes les primes exceptionnelles
* Le Chômage Partiel indemnisé à 80% et 80 % d'ancienneté.
Bien des points dans cet accord ne nous conviennent pas du tout, comme les mutations internes, externes, groupe, hors groupe et le dispositif de départ volontaire, une vraie usine à Gaz, à notre avis critiquable…
En ce qui concerne l’indemnisation du chômage partiel, la CGT considère que compte tenu des résultats et des dividendes « exceptionnels de GDF Suez » elles doivent être à 100% pour tous.
Nous constatons encore une fois que la Direction n’hésite pas par sa communication à casser la CGT à chaque fois que celle-ci défend vos intérêts, elle nous indique qu’elle fera une communication sur ce sujet le mois prochain !!! Bonjour la réactivité…
Vous pouvez lire cet accord sur le blog de la CGT http://cgt-endel-gdf-suez.over-blog.com/
Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT
Montreuil le 16 juin 2009
Caisse noire de l’UIMM suite
Plus d’un an après les premières révélations, la caisse noire de l’UIMM continue de faire parler d’elle.
D’après un article des Echos du lundi 15 juin 09 intitulé :
« Transparence comptable sans précédent à l’UIMM », nous apprenons que les Commissaires aux Comptes en charge de la certification des comptes de l’UIMM auraient découvert 15 millions d’euros supplémentaires dans deux associations « a priori sans activité » où « Personne, à ce jour n’est capable de dire qui en est le responsable ».
Selon les mêmes sources, nous apprenons tout d’abord que du fait de la crise économique le montant de la caisse noire antigrève de l’UIMM aurait « fondu de 19% » pour atteindre 502 millions d’euros, puisque dans son patrimoine immobilier l’UIMM disposerait de 3 immeubles, d’appartements et d’une villa en région parisienne (où habite toujours l’ancien Président François Ceyrac) le tout pour un montant estimé à 32 millions d’euros.
Plus d’un an après la découverte des valises de l’UIMM, nous constatons que l’UIMM conserve une manne financière considérable. Nous ne pouvons que déplorer que ces fonds amassés dans le but de casser les aspirations et les revendications sociales des salariés de la métallurgie n’aient pas trouvé une autre utilité
que d’être dilapidés sur les marchés financierspar la nouvelle direction de l’UIMM.
Pour la FTM-CGT cette certification des comptes de l’UIMM n’exonère pas l’organisation patronale de son passé et de ses pratiques douteuses. Une fois de plus nous réitérons notre volonté que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Enfin, nous le réaffirmons la caisse noire de l’UIMM qui s’est constituée sur le dos des salariés de la métallurgie doit leur revenir.
Annexes (Source les Echos du 15 juin 2009, p.6
« Transparence comptable sans précédent à l’UIMM »)
Les 10 principaux donateurs de l’EPIM (la caisse antigrève de l’UIMM) en 2007
1. VALLOUREC 51 993 euros
2. PEUGEOT 49 140 euros
3. ESSILOR 47 987 euros
4. LEGRAND 38 336 euros
5. SCHINDLER 30 344 euros
6. CROWN CORK 23 157 euros
7. BOMBARDIER Transport 23 080 euros
8. SIDEL 17 420 euros
9. POTAIN 16 762 euros
10. STAUBLI FAVERGES 16 545 euros
A la lecture de ce tableau révélant les principaux donateurs à la caisse anti-grève de l’UIMM, il nous apparaît nécessaire d’effecteur quelques compléments :
·
Denis Gautier Sauvagnac l’ancien Président de l’UIMM, a été réélu en 2006 en tant que membre du Conseil de Surveillance de VALLOUREC.
·
Frédéric Saint-Geours l’actuel Président de l’UIMM, était Directeur Général d’Automobiles Peugeot de 1998 à fin 2007. Depuis il est membre du Comité de Direction Générale du groupe.
·
Xavier Fontanet le PDG d’ESSILOR, était Président du Comité Ethique du MEDEF entre 2000 et octobre 2007 ainsi que membre de la
Commission Attali pour « La libération de lacroissance
».
POUR LA CGT ENDEL SI L'UIMM NE SAIS PAS QUOI FAIRE DE CET ARGENT, ILS N' ONT QU'A FINANCE LE CHOMAGE PARTIELLE...
Tout d'abord nous tenons à faire un petit rappel historique,
par rapport au courrier que la Direction a adressé à chaque salarié avec les bulletins de salaire du mois de mai.
Depuis des années la CGT s'est insurgée du traitement réservé aux salariés en maladie, les camarades du Nord ayant saisi en 2004 la Direction du problème de calcul de l'assiette de
remboursement des IJSS, cette dernière faisait droit à leurs revendications légitimes du remboursement de ses IJSS en prenant en compte les heures supplémentaires.
Mais et c'est là que cela ce complique car, cette chère Direction s'est abstenue d'étendre à tous les salariés d'ENDEL les remboursements IJSS sur cette assiette de calcul, elle ne l'applique que
pour l'Etablissement NORD...
La CGT saisie par plusieurs salariés, demande dès 2006 à la Direction d'appliquer dans un souci d'équité ce calcul.
La devise de la Direction étant de dire une ou deux personnes me poursuivent au Tribunal, je paye avant d’y être, pendant ce temps là, je débourse moins d'argent aux autres malades qui
ne m'attaquent pas.
Le principe : La Sécurité Sociale prend les 3 derniers mois d'activités brut avec les heures supplémentaires, les primes de poste, de quart etc. etc. tout ce qui est chargé sur votre bulletin à l'exception des primes exceptionnelles, la, elle divise par 90 jours et par 0,5 cela vous donne votre indemnité journalière (IJSS) (- la CSG RDS)
ENDEL dans sa grande bonté prend le salaire de base, plus l'ancienneté sur 3 mois, le divise par 90 Jrs et par 0,5 obtenant une base de remboursement inférieur à la Sécurité Sociale. (- la CSG RDS 2e fois mais normal)
Endel ayant la subrogation depuis 2003, elle obtient les remboursements de vos IJSS par l'organisme payeur et vous reverse conventionnellement le montant qu’elle a calculé.
LE SALARIE ETANT PENALISE DE CE FAIT UNE 2e FOIS
Une première fois
par la maladie, une deuxième fois par son salaire...
OÙ SONT LA JUSTICE ET LA LOGIQUE D'UNIFORMISATION DEPUIS LA CREATION
D'ENDEL.
La CGT avant de traiter les problèmes par la voie judiciaire a toujours préconisé la concertation et la négociation avec la Direction.
Malgré nos interpellations diverses en CCE, en commission paye, commission Mutuelle et Prévoyance, vos élus CGT et devant le refus de cette dernière, nous avons porté l'affaire en justice en 2008.
Maintenant où en sommes nous:
Lors de la dernière réunion du 10 juin 2009, des avancées significatives ont été faites, devant le refus de la CGT de se désister de l'instance, la Direction à décidé de mettre à la signature après avis du CCE l'accord " fourre tout " sur le chômage partiel avec les avancées suivantes.
* La rétroactivité de 5 ans sur les remboursements maladies, sans que le salarié en face la demande (sous 3 mois après la signature) à l'exception de toutes les primes exceptionnelles.
* La rétroactivité sur 2 ans sur le 1/10e de congés payés (tout ce qui est chargeable même le déplacement chargé…) à l'exception de toutes les primes exceptionnelles
* Le Chômage Partiel indemnisé à 80% et 80 % d'ancienneté.
* Ne plus soumettre à l'accord le désistement en Justice de la CGT et du CCE.*
Bien des points dans cet accord ne nous conviennent pas du tout, comme les mutations quand il y a une clause de mobilité dans le contrat de travail, la CGT a toujours exprimé le désir que ce soit le choix EXCLUSIF du salarié qui reste déterminant dans SA MUTATION et non l'avis de la Direction.
De plus dans les conventions tripartites il y a toujours un danger pour le salarié, qui n'est pas toujours au courant de ses DROITS. (Il devient important d'informer vos élus dans ce cas) . Nous avons un très mauvais souvenir des PGAC lors des pertes de contrat chez EDF.
Sur le calcul de l'assiette de la maladie et les congés payés, l'accord devient à durée indéterminée.... donc définitif, le reste a une durée d'un an et la rétroactivité sur les sommes dues au titre des congès payés est de 2 ans.
Le courrier envoyer aux salariés devenant caduque, elle nous
informe quelle fera une autre communication…
Dans cette négociation difficile la CGT, avec vos propositions et vos revendications a essayé de préserver vos intérêts et vos droits.
Cet accord sera soumis à la signature des Organisations Syndicales après avis du CCE le 25 juin.
Nous déclinerons notre position après consultation des salariés et des IRP.
NOUS REVIENDRONS DANS UN PROCHAIN ARTICLE SUR CE SUJET
Relevé de conclusions
Réunion du 10 juin 2009
Présents :
Pour la CGT : MM. Jean-Philippe BOUCHER et Yves SAMPIETRO
Pour la CFTC : MM. Bruno GRANGE
Pour FO : MM. Jean-Paul BREMOND et Patrick TIRLEMONT
Pour la CFE-CGC : MM. Manuel TATO ROYO
Pour la direction : MM. Emmanuel de ROBILLARD, Bernard VERGER et Vincent JAUBERT
Absents :
La CFDT
Un projet d’accord établi sur la base des relevés de conclusions des réunions précédentes est remis aux participants et une lecture commentée en est faite.
A l’occasion de cette lecture, les remarques suivantes sont faites :
- la CFTC demande le coût des mesures concernant les assiettes des CP et de l’indemnisation de la maladie, et demande que la rétroactivité soit portée à 5 ans. Elle demande également que les PEX entrent dans l’assiette CP ;
- FO demande l’indemnisation sur 5 ans pour la maladie (une information individuelle et écrite devra être adressée à chaque salarié concerné par la rétroactivité), et indique qu’elle ne peut s’engager sur une signature tant que celle-ci sera subordonnée au désistement de l’action introduite par la CGT et le CCE.
- La CFE-CGC présente les mêmes demandes, concernant les désistements, la rétroactivité ; Elle rappelle qu’elle a toujours demandé la prise en compte des PEX dans le calcul de l’indemnisation des congés.
- La CGT a toujours réclamé la rétroactivité sur 5 ans sur la maladie et les CP, comme le prévoit les textes. Elle a toujours indiqué que subordonner l’ouverture de la signature à un désistement relevait du chantage. L’application rétroactive doit être réalisée de façon automatique.
- FO, la CFE-CGC et la CFTC demandent que les articles 2.1 et 2.2 soient applicables sans limitation de durée.
- La CGT s’oppose fermement à ce que les articles 2.1 et 2.2 soient applicables sans limitation de durée.
Après une longue interruption de séance, la Direction a proposé les évolutions suivantes :
- porter de 3 à 5 ans le rétroactif maladie (en revanche, le rétroactif CP reste à 2 ans)
- ne plus soumettre au désistement de l’action en justice l’ouverture de l’accord à la signature
- en conséquence, eu égard à l’instance en cours sur l’assiette CP, suppression dans le projet d’accord de la possibilité d’indemniser le chômage partiel à 75% de la base CP. Seule reste dans le projet l’indemnisation à 80% salaire de base + 80% ancienneté.
- Information donnée par courrier aux salariés concernés et traitement automatique par la paye.
- Ne pas limiter la durée d’application des articles 2.1 et 2.2.
La Direction indique qu’il s’agit d’ultimes concessions et que l’accord sera présenté en l’état à la réunion du CCE du 25 juin prochain. Le nouveau projet d’accord prenant en compte ces évolutions est remis aux participants.
Un tour de table est effectué afin de connaître la position des Organisations Syndicales.
- La CFE-CGC considère que ses demandes ont été prises en compte et que les conditions sont réunies pour une signature et se prononcera définitivement après l’avis du CCE.
- FO indique que ses revendications ultimes ont été accueillies favorablement et qu’il y a de grandes chances que cet accord soit signé. FO se prononcera définitivement après l’avis du CCE.
- Malgré le refus de la Direction de prendre en compte les PEX dans l’assiette CP, la CFTC considère favorablement l’ultime projet d’accord et se prononcera définitivement après l’avis du CCE.
- Malgré les avancées qui ont été faites lors de ces négociations, pour la CGT, le compte n’y est pas. La CGT va consulter les salariés et ses Instances afin de prendre une décision.
Fait à Colombes, le 10 juin 2009