Nous ne sommes pas adeptes de la pensée unique !!!

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Bonjour à tous,

 

En dépit de la guerre qui dure, aux prix de milliers de vies, de morts faudrait-il dire, tellement inutiles ! ; en dépit de la pandémie qui perdure là où l’on prétendait l’avoir chassée ; en dépit de cela et d’autres drames, le monde va… avec ses interrogations lancinantes.

L’une d’elle, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler, porte sur le travail et le sens à lui donner. Je comprends cette interrogation. Pour une part. On ne doit pas subir le travail comme une peine qui nous serait imposée. Mais pourquoi lui chercher, en privé et pour soi, un sens à tout prix ?

Le travail est une œuvre commune. Nous apportons chacun notre pierre à l’édifice qui se bâtit. Là est le sens de notre travail. De notre travail à tous, quel que soit notre échelon dans l’entreprise.

Cette communauté, cette solidarité entre nous tous me paraît décisive. Car le travail, hors ses aspects techniques, c’est avant tout cela : s’insérer dans une chaîne, une continuité, collaborer, œuvrer les uns avec les autres, viser ensemble un but et ensemble réussir.

Nous sommes tous importants, sans distinction de statut, et pour cela je vous salue et vous souhaite, à tous et à toutes, une très belle journée.

 

Mohed Altrad

 

Réponse de la CGT envoyé à Mohed ALTRAD

 

Bonjour Monsieur Altrad,

 

Malgré le rachat d'Endel par votre groupe, la crise et la misère continuent pour les salariés de notre société fraîchement acquise,

Depuis nous assistons à un exode sans nom aggravée par le refus de la direction d’ajuster les salaires à hauteur de l’inflation et des prix qui s'envolent. Voilà comment notre entreprise va…avec ses interrogations toutes aussi lancinantes.

 

Qui sommes-nous ? où allons-nous ?  Nous les salariés Endel savons qui nous sommes cependant nous ne savons pas où nous allons !

 

Concernant le sens à donner au travail, pour nous le travail devrait nous permettre de vivre dignement. Ceci dans la préservation et l'amélioration continue de nos acquis sociaux, de nos conditions de travail, de la santé physique et mentale et de la reconnaissance.

 

Reste l'œuvre commune "l'édifice" qui fait de nous cette communauté solidaire, permettez-moi de vous dire que la solidarité chez Endel s'arrête dès que le salarié est inapte à son poste de travail, ainsi il est sorti de cette chaîne de cette continuité malgré la pierre apportée. Solidarité, continuité, réussite ensemble n'ont de sens que si et uniquement si tous les salariés sont rétribués et considérés avec équité !

 

D’autre part, chez Endel nous sommes tous liés par un contrat de travail et nos rapports sont donc encadrés par le code du travail. Les salariés ne collaborent pas tous les uns avec les autres et pour être précis, le mot collaborateur n'existe pas dans le code du travail les seules occurrences présentes de ce terme désignent « l'associé d'un projet entrepreneurial », c'est à dire les cadres dirigeants de l'entreprise ou les partenaires extérieurs : travailleurs indépendants, conjoint du chef d'entreprise il s'agit d'un terme précis qui ne désigne qu'une association de patrons.

 

Il serait donc plus juste de rappeler le lien de subordination en utilisant les termes tels que "employés" ou "salariés" inscrits dans le code du travail et ainsi respecter la définition du contrat de travail en droit.

Nous sommes tous importants cependant ne faut-il pas dire les choses telles qu'elles le sont pour le respect de tous les Salariés ?

 

Nous ne sommes pas adeptes de la pensée unique !!!

 

La CGT

 

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