Engie: les syndicats inquiets d'un éventuel nouveau plan de rigueur.

Publié le par LA CGT ENDEL ENGIE

Engie: les syndicats inquiets d'un éventuel nouveau plan de rigueur.

Par AFP, publié le 23/02/2016 à 16:47 , mis à jour à 16:47

Paris, 23 fév 2016 - Les syndicats d'Engie (ex-GDF Suez) se sont dits inquiets mardi d'un éventuel nouveau plan de rigueur du géant français de l'énergie, qui doit présenter ses résultats jeudi, et s'interrogent sur la nouvelle organisation de la gouvernance du groupe.

La reconduction pour deux ans de Gérard Mestrallet comme président non exécutif, décidée par le gouvernement, doit être confirmée mercredi par le conseil d'administration. Isabelle Kocher, la numéro deux qui était pressentie pour prendre la succession de M. Mestrallet, endossera finalement le rôle de directrice générale. 

Premier syndicat du groupe, la CGT, qui accuse l'Etat de prendre des décisions "basées uniquement sur des choix de personnes et non sur le fond", craint une "guerre des chefs", tandis que la CFE-CGC redoute de possibles "tensions". 

Quant à la CFDT, deuxième force syndicale, si elle est favorable à la "séparation des pouvoirs", elle estime que cela n'intervient "pas forcément au bon moment", le groupe ayant "besoin d'une vision plus longue" que les deux ans de prolongation prévus pour M. Mestrallet, a indiqué à l'AFP son représentant Jacques Mouton. 

Au-delà, la CGT, qui demande une "stratégie permettant de développer des activités créatrices d'emplois", craint "encore des réductions d'effectifs" si un nouveau "plan de rigueur" est annoncé à l'occasion des résultats, a expliqué son coordinateur Yves Ledoux. Selon ses calculs, hors plan de rigueur, les suites de la réorganisation du groupe décidée en avril 2015 pourraient déjà aboutir à "1.500 suppressions d'emplois". 

L'impact sur l'emploi d'un éventuel renforcement du plan d'économies Perform est la principale préoccupation de la CFE-CGC. La Lettre de l'Expansion a indiqué début février qu'Engie tablait sur 2,8 milliards d'euros de réduction de coûts pour 2016-2018, contre 1,9 milliard entre 2012 et 2015. 

"Cela aura forcément des conséquences sur l'emploi et l'activité", a estimé Hamid Ait Ghezala (CFE-CGC), en soulignant que les salariés étaient "arrivés à un point de rupture". Il s'inquiète aussi des cessions d'actifs envisagées. 

"Au bout d'un moment, on ne sait plus comment faire" des économies, observe M. Mouton (CFDT). "On arrête les investissements nécessaires à la survie du groupe, on demande un tour de vis à tout le monde" ou alors peut-être "tout simplement on donne un peu moins de dividende aux actionnaires'", dit-il. 

La CGT réclame justement, elle, "l'arrêt" du versement des dividendes aux actionnaires. La CFE-CGC plaide pour sa réduction de moitié, à 50 centimes.

 

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